Le Kiosque Mauresque de 1871

dans le jardin de La Petite Folie à Honfleur

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Le kiosque mauresque de 1871, joyau orientaliste de La Petite Folie

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Un coin d’Orient au fond du jardin normand.

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Le kiosque mauresque, seul témoin encore debout d'un rêve d'Orient.

Au fond du jardin de La Petite Folie, à l’abri des regards de la rue Haute, se dresse un petit pavillon qui n’a rien de normand. Ses arcades polylobées, sa corniche en bois découpé et sa lanterne de laiton racontent un autre monde — celui de l’orientalisme qui fascinait la France de la fin du XIXe siècle. Construit en 1871, ce kiosque mauresque est aujourd’hui l’élément le plus singulier de la maison : une pièce rare, dont l’histoire mérite d’être racontée en détail.

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Sommaire de la page

Une vue sur la mer, à l'origine du kiosque

1871 : l'année où La Petite Folie a regardé vers l'ailleurs.

La Petite Folie elle-même a été bâtie vers 1830-1840 par la famille Ranguen, des industriels locaux qui avaient fait fortune à Honfleur. C’est cette même famille qui, quelques décennies plus tard, en 1871, fit édifier le kiosque au fond du jardin.

Son emplacement n’est pas anodin : à cette époque, aucune construction ne venait encore fermer l’horizon, et le kiosque offrait à ses occupants une vue dégagée sur la mer. Ce que l’on découvre aujourd’hui comme un refuge intime, protégé par la végétation du jardin, était conçu à l’origine comme un point d’observation privilégié sur l’estuaire — bien avant que Honfleur ne se densifie.

Un décor mauresque dans le goût du Second Empire

Le choix d’un kiosque « mauresque » en 1871 n’est pas un hasard isolé. Dans la seconde moitié du XIXe siècle, l’orientalisme séduit l’Europe entière : expositions universelles, récits de voyage en Afrique du Nord et au Levant, engouement pour les arts décoratifs venus d’Andalousie ou du Maghreb — tout un vocabulaire architectural fait d’arcs polylobés, de motifs géométriques et de couleurs vives s’invite alors dans les jardins et les villégiatures bourgeoises de France. La famille Ranguen, en faisant édifier ce pavillon, inscrivait La Petite Folie dans cette mode très en vogue chez les grandes maisons de bord de mer de l’époque.

Ce que révèle le kiosque, pièce par pièce

De l’extérieur, le kiosque se reconnaît d’abord à sa corniche en bois découpé, à motifs d’étoiles et de fleurs stylisées, qui coiffe trois arcades mauresques polylobées. Ces arcades sont habillées de stores en tissu brodé d’arabesques, qui filtrent la lumière du jardin. Sous les fenêtres, des panneaux à croisillons géométriques en X complètent la façade, dans une palette bleu-gris pâle et blanc. Une balustrade en fer forgé à volutes, dans le goût Second Empire, borde la terrasse attenante.

À l’intérieur, le regard est immédiatement happé par le plafond : entièrement orné de moulures en plâtre en forme de quatrefeuilles répétées, il accueille en son centre une lanterne mauresque en laiton ouvragé, à petits carreaux colorés — pièce emblématique de l’éclairage orientaliste du XIXe siècle. Les murs, habillés d’un lambris bicolore sauge et blanc, sont couronnés de panneaux à sommet cintré qui reprennent le dessin des arcades extérieures. Une alcôve accueille une banquette généreusement garnie de coussins aux motifs ikat, en velours brique et sauge, sous un fronton de bois découpé et des appliques en fer forgé au dessin calligraphique. Le sol en parquet à chevrons et une petite table d’appoint marocaine, à motifs ajourés en étoile, achèvent ce décor où chaque détail dialogue avec l’esprit des Mille et une Nuits.

Un lieu pour le thé et la lecture, aujourd'hui comme hier

Ici, le thé se prend sous les arcades depuis plus de 150 ans.

Plus d’un siècle et demi après sa construction, le kiosque mauresque conserve sa vocation première : celle d’un lieu où l’on s’arrête. Aujourd’hui, les hôtes de La Petite Folie y viennent prendre le thé ou se plonger dans un livre, à l’abri du jardin, dans une atmosphère qui n’a rien perdu de son exotisme feutré. C’est l’un des rares endroits en France où l’on peut encore vivre, presque intact, ce goût si particulier du XIXe siècle pour l’ailleurs.

Pour découvrir l’histoire complète de la maison depuis sa construction dans les années 1830, retrouvez notre page dédiée à l’histoire de La Petite Folie. Et pour profiter vous-même du jardin et de son kiosque lors d’un séjour, consultez nos deux Appartements Prestige ou réservez directement votre séjour.

Le jardin de la Petite Folie en centre ville

Un havre de senteur et de verdure

Le jardin de La Petite Folie est un véritable écrin de verdure au cœur de Honfleur, où l’on oublie vite être en centre-ville. Un sentier de brique serpente sous une pergola couverte d’une vigne à fleurs blanches, où sont suspendus deux fauteuils cocons en rotin tressé, garnis de coussins clairs — une invitation à la sieste ou à la lecture à l’ombre.

Plus loin, un canapé en rotin habillé de coussins roses et bleus offre un second coin de détente, face à des massifs de graminées ornementales et d’arbustes au feuillage pourpre-rougeâtre, qui viennent adoucir le mur de pierre en fond de jardin. Entre les frondaisons, on aperçoit la façade de la maison, avec ses volets bleu-gris et son appareillage de brique et de pierre typique des villégiatures normandes de la fin du XIXe siècle.

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FAQ —  Le Kiosque Mauresque

Qu'est-ce que le kiosque mauresque de La Petite Folie ?

Le kiosque mauresque est un pavillon de jardin construit en 1871 dans le style orientaliste, situé au fond du jardin de La Petite Folie à Honfleur. Il se distingue par ses arcades polylobées, son plafond à moulures en quatrefeuilles et sa lanterne mauresque en laiton.

Le kiosque a été construit en 1871 par la famille Ranguen, industriels locaux qui avaient fait bâtir La Petite Folie elle-même quelques décennies plus tôt, vers 1830-1840.

Le style mauresque était très en vogue dans la seconde moitié du XIXe siècle, porté par l’engouement pour l’orientalisme. Le kiosque offrait également, à l’époque, une vue dégagée sur la mer, avant que d’autres constructions ne viennent fermer l’horizon.

Oui, le kiosque reste aujourd’hui un lieu de détente accessible aux hôtes de La Petite Folie, traditionnellement utilisé pour prendre le thé ou se consacrer à la lecture au calme du jardin.

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